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delirium : biographie de Douglas Cooper
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Bio
Douglas Cooper

Douglas Cooper naît à Toronto en 1960. Il y vit pendant de nombreuses années, y complète sa maîtrise en philosophie et entreprend ensuite des études en architecture, qu'il aura tôt fait de délaisser pour se consacrer à l'écriture.

Cooper publie son premier roman en 1992. Amnesia recevra un accueil favorable, tant au Canada qu'aux États-Unis. Divisé en quatre parties presque égales, le récit relate les destinées tordues de trois personnages sous le ciel d'une cité babylonienne baptisée Toronto. La trame narrative d'Amnesia repose en partie sur l'ensemble des textes, des lieux et des mythes que cite le narrateur ; on n'a qu'à penser à Shakespeare, Coleridge ou au mythe du labyrinthe.

En 1993, Cooper décide de sérialiser son deuxième roman dans Internet. Delirium paraîtra donc partiellement sur le Web, l'auteur préférant que l'oeuvre entière ne soit publiée qu'en version papier. C'est en 1998 que la version définitive du roman paraîtra chez Random House. Construit selon la même logique labyrinthique et plurivoque que son premier roman, Delirium se veut en fait le deuxième tome d'une série de quatre volumes, intitulée Quartet for the End of Loathing.

Cooper travaille actuellement à son troisième roman, The Invisible Hand. Il ne sait toujours pas si ce roman fera partie de la série, affirmant même qu'il s'agit peut-être de son dernier roman. L'auteur compte y inclure des photographies, créant une autre oeuvre hybride.

L'écrivain a travaillé de concert avec quelques architectes de renommée mondiale, tels que Peter Eisenman, lors de la Triennale de Milan de 1995. De cette collaboration est née la création tridimensionnelle d'un lieu fictif décrit dans Delirium.

Pendant sa deuxième année d'études architecturales, entreprises à Londres, Cooper assiste à une conférence de l'architecte Elizabeth Diller : il sera conquis par le travail pluridisciplinaire des architectes Diller et Scofidio, et entamera par la suite une longue collaboration avec eux. Parmi ces oeuvres collectives, notons une narration pour une pièce de la compagnie de danse belge Charleroi en 1995. Plus récemment, le trio a créé une installation qui sera présentée dès le 15 mai 2002. Cooper a composé une conversation en « europantho », version ironique de l'espéranto, dans lequel se mélangent la plupart des langues européennes.

Cooper est également fondateur de Dysmedia, un site qu'il a d'abord présenté comme un portfolio, mais qui s'est transformé, au fil du temps, en une sorte de laboratoire. On y retrouve (si on accepte de chercher un peu !) un manuel d'utilisation, une série de photographies, des toiles « cacostrophiques  », une nouvelle inédite et un extrait de pièce de théâtre.

Cooper a en outre vendu cinq scénarios de longs métrages à la maison de production Talisman, sise en Angleterre. Il travaille actuellement à deux scénarios. Le premier, intitulé Les enfants de la Main, est un documentaire sur la naissance de la scène artistique expérimentale montréalaise. Le deuxième film est une oeuvre de fiction élaborée avec une cinéaste australienne et dont les thèmes seraient, aux dires de Cooper, très près de ceux que propose Casablanca.

L'oeuvre de Cooper, écrite, peinte, photographiée, en ligne, trace le contour de villes improbables. Les lieux qu'un lecteur (ou spectateur) est appelé à traverser ne se composent jamais de couleurs pures et de lignes droites. L'art de Cooper est résolument fragmentaire, et les paysages des simulacres cachent des réalités horrifiantes.

Douglas Cooper voyage présentement à travers le monde pour le compte de plusieurs revues, dont New York Magazine et Saturday Night. Il a vécu à Toronto, à Montréal, à Londres et à Paris. Il réside actuellement à New York.

Liens:
[http://www.dysmedia.com]

[http://www.dysmedia.com/Dysmedia/UsersManual.html]

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