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Parabole du quand jamais
par Spiruline Mendel, adapté de l’anglais par l’auteure
Prologue en quoi (morale)
Pas en eux seuls
mais chacun en l’autre
que corps et âme
se font défaut
Le ciel nous partage
Et ce qu’on n’y voit pas
fuit derrière l’horizon
là où nous ne sommes pas
Chant d’En Lui Seul (litanie)
À jamais après
son chant encore
En Lui Seul
ainsi allant
sur les chemins sans chemin
vers quoi encore
le radar s’accorde au territoire
qui a des airs de prière
hors la carte la distance
respecte seule la distance
l’os lie l’os
la chair pense la chair
la terre enterre la terre
mais la croix
cloue l’âme
au bois du monde
il ne reste rien
ni personne
qui puisse prouver
que nous n’existons plus
(air de prière :
Ce que nous semblons être
n’est pas ce que est
ce qui semble être
ce que nous pensons
n’est pas ce qui est
(toutefois)
ce que nous semblons être
est ce que nous semblons
penser être)
la terre en ses sangs
achève le rail
et nie nos résurrections
les machines
ne sont rien
que nos âmes mortes
En Lui Seul
Ton Jugement
n’est plus nôtre
nous sommes
et serons
irréels
et Chant d’En Lui Seul
prend fin seul
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